Quelques repères historiques
l 'établissement de la civilisation minoenne de 2700 av. J.-C. à 1200 av. J.-C. , les périodes mycéniennes et doriennes (1450-700 av. J.-C.> la Grèce classique jusqu'en 67 av.J.-C. Puis ce furent les invasions successives des Doriens, Romains,
Sarrasins et des Vénitiens.1204, renaissance crétoise. 1654, les Turcs prennent Chania. 1897, les Turcs rendent son indépendance à la Crète. 1913, la Crète est rattachée à la Grèce A l'échelle de notre histoire, ces perspectives donnent le vertige mais révèlent l'extraordinaire continuité des moeurs et des vertus du peuple crétois.
Ceci est l'emblème de la Crète.
Lhospitalité
Déjà, dans l'Antiquité, certains cadeaux tels que des vêtements ou de l'huile, étaient offerts aux navigateurs et aux armateurs qui faisaient escale en Crète, qu'ils soient Grecs ou Egyptiens. Ces cadeaux figurent sur les tablettes de compte de Knossos.
La vie saine des crétois
La passion pour la pêche et pour les poissons est toujours présente sur les bonnes tables d'Héraklion, de Rethymnon et de La Canée. Les Anciens pêchaient déjà à la palangrotte ou à la madrague les daurades, les rascasses, les mulets, les rougets et les espadons. Ils se délectaient d'anchois et de sardines.
Les bergers, dans la montagne, savaient préparer le lait de chèvre et de brebis, deux fois par jour, pour en faire du fromage, l'aliment de cette civilisation pastorale. Ces montagnards solides, centenaires à l'époque d'Homère, se nourrissaient essentiellement de fromage, de miel, de fruits et d'olives.
Depuis quelques années, les diététiciens européens et américains se sont entichés de ce régime "crétois" qui chasse le stress, le cholestérol, et les troubles cardiaques.
On redécouvre aussi les condiments : la coriandre, le sésame, la menthe, le cumin, le fenouil, les câpres, le cresson, l'ail, le thym, le cerfeuil.
La vie archéologique et culturelle
La Crète ne saurait être figée dans les récits mythologiques et réduite, paradoxalement, à l'oeuvre parfois intempestive des archéologues - les palais minoens de Knossos reconstitués par sir Arthur Evans ou les fouilles de Malia menées de manière plus scientifique.
La Crète, c'est surtout le pronfond enracinement de la population dans ses sanctuaires orthodoxes de la montagne, son art byzantin et vénitien
La nature préservée
La baie d'Elounda, protégée par la presqu'île de Spinalonga, est l'un des hauts lieux de cette nature préservée, qu'il s'agisse de la végétation sous-marine ou des campanules, des posidonies, qui s' accrochent aux veines des rochers. "La Crète a été le premier pont entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique », a souligné le romancier crétois Nikos Kazantzakis.
Chacun se tonifie dans le regard de ce Crétois qui, depuis quatre mille ans, a su conduire ses chèvres en montagne, cultiver l'olivier, tailler les figuiers, greffer les abricotiers et tendre un morceau de fromage au passant, un verre d'eau au pèlerin assoiffé. La voilà, l'authentique grandeur crétoise.
Les gorges de Samaria